L’Architecte d’intérieur & designer conçoit nos espaces de vie pour aujourd’hui et pour demain.

Flèche pour faire apparaître le contenu

Séminaire Pédagogie & Transmission au sein de l’UCAD


Séminaire de recherche

vendredi 18 mars 2022 — 14h30


Salle de conférence -Musée des Arts décoratifs, 111 rue de Rivoli, 75001 Paris

Du parrainage des ateliers de mutilés de guerre « aux écoles » de la rue Beethoven, l’UCAD actrice de la formation professionnelle.

Le musée des Arts décoratifs conserve dans ses collections de nombreux jouets et meubles rattachés à la production de l’«Atelier des Soldats mutilés de la guerre» commercialisée sous la marque « Le jouet de France ». Créée en 1915, sur une idée du sculpteur animalier Gaston Le Bourgeois et avec le soutien de l’Union centrale des Arts décoratifs et de son président François Carnot, l’entreprise est d’abord abritée dans l’hôtel particulier de François Carnot, au 2 et 4 avenue Montespan dans le seizième arrondissement de Paris. Son but est de permettre la réinsertion des soldats mutilés de la guerre de 1914-1918, l’adaptation des machines et des tâches aux différents handicaps des anciens soldats et la renaissance du jouet français. Le sculpteur Gaston Le Bourgeois donne les modèles tandis que le décorateur Henri Rapin et le peintre Gustave-Louis Jaulmes sont les créateurs attitrés de l’atelier de peinture.

Avec Evelyne Possémé

L’école de la rue Beethoven : d’un Comité, d’une pédagogie, et de 318 boîtes d’archives

Le projet pédagogique de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD) est fondateur de l’institution, comme le furent la bibliothèque et le musée. Ce projet est multiple, puisque pas moins de quatre écoles d’arts appliqués ont coexisté au sein de l’UCAD, à la fin des années 1980 : l’école Camondo, le Centre des arts du livre et de l’estampe (CALE), les Ateliers du Carrousel, et, enfin, l’école supérieure de communication visuelle (ESCV). Cette dernière citée a vu son nom évoluer avec sa pédagogie, nous avons consulté les archives conservées à la bibliothèque du MAD – 318 boîtes d’archives – et de l’école Camondo – 21 boîtes d’archives -, pour identifier les sources à même de contribuer à la construction de son histoire. Avant de s’intituler Ecole supérieure de communication visuelle (et de disparaître, en 1989), cette école s’appelait « Cours d’art décoratif » (1897), « Ecole et ateliers d’art du Comité des dames » (1909), « Ecole et atelier d’art pour jeunes filles » (1924) mais on l’appelait alors couramment « « Ecole de la rue Beethoven » en référence à son adresse, à l’instar de l’école Camondo en son temps.

Cette intervention se propose de poursuivre, dans la chronologie, l’histoire de l’école de la rue Beethoven, pour prendre la suite du travail de Nathanaëlle Vimar-Tressol présenté dans le cadre de notre séminaire : Les élèves et les enseignants des écoles de l’UCAD de la fin du XIXe siècle à nos jours : faire parler les archives, et du travail de la bibliothèque du Mad, par les voix d’Elise Kerschenbaum, Amélie Tharaud et Guillemette Delaporte : La formation artistique des femmes au sein de l’Union centrale des arts décoratifs (1892-1925).

Avec Bertrand Ehrhart



Orientation non prise en charge

Pour une meilleure expérience,
veuillez tourner votre appareil en mode portrait.